La Réglementation française
Le choix des cépages pour la production de vin de table
n'est plus libre en France depuis la parution en 1953 d'un
décret portant sur l'orientation de la production viticole.
En 1955 les cépages furent classés en 3 catégories
:
cépages recommandés ;
cépages autorisés ;
cépages tolérés.
Depuis 1970 la réglementation communautaire ne reconnaît
que deux catégories les cépages recommandés,
issus de variétés de Vitis vinifera L., et les
cépages autorisés, dont la culture n'est pas
souhaitable.
À noter qu'il existe aussi un cépage interdit
: le Jacquet.
Le choix des cépages est très strictement réglementé
pour les appellations AOC, et plus libres pour les vins de
pays.
L'apparition relativement récente de vins de cépage,
usage venu des pays anglo-saxons, n'a qu'une valeur commerciale,
surtout à l'exportation, et aucun caractère
officiel.
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Réforme de la filière viti-vinicole française
En juillet 2004, le ministre de l'Agriculture Hervé
Gaymard a lancé la réforme de filière
viti-vinicole française en recevant les représentants
des organisations professionnelles qui siègent au conseil
de l' Onivins (Office national interprofessionnel des vins).
Il s'agit de sortir de la plus grande crise que le secteur
ait connue de son histoire, car pas une région n'échappe
à la chute dramatique des ventes et aux faillites en
nombre.
Trois causes sont responsables de la situation de l'époque,
la concurrence des vins étrangers, un euro trop fort,
mais surtout une complexité extrême de la production
française et son inadéquation aux marchés
étrangers. Le pire peut côtoyer le meilleur et
les consommateurs sont décontenancés devant
les étiquettes des vins français et leur classement
entre les vins de table, les trois dénominations de
vins de pays (départementale, de zone et régionale),
les AOVDQS, les AOC et les crus.
René Renou, président du comité des
vins et spiritueux de l'INAO, chargé des AOC et auteur
d'un projet de réforme radical, annonce : « Si
nous ne faisons pas le ménage nous-mêmes, le
marché le fera à notre place (...). Le consommateur
ne s'y retrouve pas, il faut regagner sa confiance et produire
toujours de meilleurs vins ». Les exportations ont chuté
de 3% en 2003 et au premier trimestre 2004, elles enregistrent
une baisse de 7% en valeur et de 4,6% en volume, par rapport
au premier trimestre 2003.
La nouvelle organisation proposée s'articule autour
de deux grands groupes de produits :
Ceux dont l'offre est bâtie sur le terroir et la typicité,
comme les AOC (« marketing de l'offre »).
Ceux capables de répondre aux attentes de chaque catégorie
de consommateurs et à même de s'adapter aux exigences
des marchés internationaux (« marketing de la
demande »), ceux où la concurrence est la plus
dure, et où l'on va proposer des vins identifiables
par leur cépage ou par leur marque, et qui pourront
avoir accès à de nouvelles technologies, comme
celle de l'utilisation des copeaux de bois, etc.